TEXTES DES INSTALLATIONS DE LA GALERIE

FONTES AQUARUM

Les sources des eaux

abysso quasi vestimento operuisti eam
super montes stabunt aquae
ab increpatione tua fugient
a voce tonitrui tui formidabunt
ascendent montes et descendent campi ad locum quem fundasti eis terminum posuisti quem non pertransibunt
nec revertentur ut operiant terram qui emittis fontes in convallibus ut inter medios montes fluant

ps 103,7-11

Ľ abîme m’environne comme un vêtement, et les eaux s’élèvent comme des montagnes.
Mais vos menaces les font fuir, et la voix de votre tonnerre les remplit de crainte.
Elles s’élèvent comme des montagnes, et elles descendent comme des vallées dans le lieu que vous leur avez établi.
Vous leur avez prescrit des bornes qu’elles ne passeront point, et elles ne reviendront point couvrir la terre.
Vous conduisez les fontaines dans les vallées, et vous faites couler les eaux entre les montagnes.
ps 103,7-11

 

STATUS MONDI

Noster

Ne juge pas si lointain ce qui peut s’atteindre

Bien que le couchant t’en sépare

Ni si proche ce qui, voisin,

Est plus loin que le soleil.

Lettre à Elizabeth Holland, Emily DICKINSON

 

Ecrit sur la carte du monde

Il est bon parfois de renverser les évidences. Même s’il s’agit de l’austral et du septentrion. Le sud a toujours été considéré comme étant quelque chose qui se trouverait en bas, au fond. Le nord, sa puissance économique et militaire, sa culture, étant forcément au-dessus. Dans l’espace interplanétaire, la notion de haut et de bas n’existe pourtant pas… Au-delà du clin d’œil, une représentation graphique n’est jamais neutre ; elle porte en elle bien des jugements, bien des comportements. La vision offerte par cette carte, tout aussi exacte que tant d’autres, permet simplement, par son code, une autre approche de territoires et de peuples trop longtemps ignorés, trop souvent méprisés.    Le mode de projection retenu est celui d’Arno Peters qui repose sur une représentation mathématique précise où les proportions des surfaces sont enfin exactes, ce qui évite également aux continents du sud d’être arbitrairement réduits.  Le choix du centrage de la carte a été fait sur le continent africain, berceau de l’humanité. Cette carte se veut également un hommage à la diversité.         

Texte de la carte Planète terre, conçue, écrit et dessinée par Gérard ONESTA.

 

TEXTES DES AUTRES INSTALLATIONS

LIEUX DITS

Ritournelle grammaticale entre Arts et Lettres.

Lieu-dit, lieu commun, ritournelle.

Le pont des arts comme un lieu-dit à Paris. Un lieu commun aux amoureux. Etranges amours verrouillées, cadenassées : un lieu futur de chimères et de larmes amères ? Une passerelle, une ritournelle entre Arts et Lettres. Il n’y a pas de hasard sur le pont des arts seulement et toujours le vent fripon.

Les lieux-dits formulent les premières configurations de l’espace de l’homme, Ils jalonnent les parcours, les migrations, les fondations.

Ils instaurent, à la fois, le familier, le nourricier et le sacré. Ils nomment et conjurent dans le même temps ce que la nature déploie comme étrangeté, force et démesure.

Ils se présentent comme un art du dire qui énonce ce qui fait sens et espace.

Les lieux-dits d’un territoire, d’un pays, d’une ville, autant de lieux communs propres à un peuple qui prend naissance dans le parlé de la langue.

Ils humanisent l’arpentage des territoires où jamais l’horizon ne se fixe mais où leurs successions fixent la mesure et la reconnaissance des paysages : leur musicalité.

Les noms des lieux-dits se chantonnent telle une ritournelle qui récite la géographie du pays et l’aura de sa singularité : un enchantement toponymique du monde.

Et aussi : “Si par hasard sur le pont des arts tu croises le vent …“

“Bijoux, Cailloux, Choux, Genoux, Hiboux, Joujoux, Poux : “une autre ritournelle, celle qui fait chanter la règle grammaticale dans l’écriture de la langue.

Les seuls mots en ou, dans la langue française, dont le pluriel se marque d’une distinction mystérieuse, presque capricieuse, qui nous vient de la nuit incertaine des temps, mais qui fait la joie des enfants dans l’apprentissage des savoirs de l’écriture.

De toutes les règles de grammaire, c’est de loin celle dont tout le monde se souvient comme d’un jeu et d’un art poétique initial qui rassemblent nos mémoires écolières.

L’actualité vient faire son cinéma et rompre la cadence, et le rythme.

L’Académie Française allitère un coup de trop et altère la précieuse assonance de la ritournelle de nos enfances : de la cadence du sept à l’empilement du huit

“Bijoux, Cailloux, Choux, Genoux, Hiboux, Joujoux, Poux, Ripoux.“

 

Le projet

Sur nos routes, dans nos campagnes les lieux-dits sont inscrits en blanc sur de petits panneaux noirs discrets comme on le dit des personnes mais aussi des grandeurs et des unités.

Les exceptions grammaticales de Bijoux, Cailloux, Choux, Genoux, Hiboux, Joujoux, Poux, Ripoux seront inscrites sur des panneaux de mêmes factures et de la même manière que les noms des lieux-dits le sont sur le bord de nos routes nationales et selon les mêmes conventions graphiques en usage dans la signalétique du code de la route : même police de caractère de couleur blanc sur le fond noir.

Ici, à Paris, ils seront distribués sur l’axe du Ponts des Arts dans un alignement et une métrique tendus entre le Musée du Louvre et l’Académie Française.

Les panneaux seront fixés sur des poteaux d’acier zingué et arrimés de façon approprié sur le tablier du pont. Le panneau du lieu-dit présentera l’écriture du mot à l’envers. L’ensemble se présentera, donc, dans une disposition de perception et de lecture renversée afin de ralentir le déchiffrement et provoquer aux jeux de l’interrogation et de l’interprétation.

Ainsi le Pont des Arts sera doté d’une énigme. Renverser les mots et les choses et faire signe en cette circonstance d’un affranchissement qui fut fait à la probité de la règle grammaticale par celle-là même, autorité immortelle, qui en avait fixé les contours mystérieux.

Gérard Tiné.

 

LA MACHINE A MOTS

Le monde

au-delà

de la mort

jalouse

les dés jetés

de la liberté.

La clé

raz-de-marée

des cyprès

n’ouvre plus

les serrures

des apparences.

Le doigt

géologique

des nuages

emportera

la folie

de nos vigilances.

La vague

magique

de la pluie

profane

les ongles noircis

des écluses.

La démesure

sauvage

du désir

noiera

le fond

de l’inquiétude.

La source

mutique

de l’évasion

ajourne

les issues

des lucarnes.

La porte

rouge

du plaisir

épuise

la mémoire

de la colère.

Le sexe

séculaire

du paradis

dévore

le cri

du retour.

Le sort

énigmatique

du problème

fait chavirer

le chuchotement

du possible.

L’âme

provisoire

du divin

assassine

l’espoir

des pontons.

La certitude

ultime

du départ

torpille

la honte

de l’enfant.

Le destin

indocile

des racines

dynamite

le jeu

de l’écriture.

L’esprit

solaire

des tombes

enfantera

l’avenir

de la poésie.

La bouche

antique

des cendres

abolit

la promesse

du vivre.

La mer

géométrique

des grenades

déshabille

les traces

des rivières.

Le caillou

solitaire

des verrous

épuise

les ronces

des chemins.

Le souffle

insolite

du secret

incendiera

la montagne

de Satan.

La magie

inerte

de l’ardoise

déchire

la mesure

des hommes.

Le poète

libre

de la fable

passionne

la cicatrice

des lèvres.

L’ombre

fertile

des rêves

dérobe

l’appétit

des falaises.

La peur

arbitraire

des océans

bouleverse

l’orage

des langues.

Le cimetière

fragile

des filles

métamorphose

les souterrains

du château.

Le hasard

fauve

du vin

hypnotise

le silence

des fuites.

L’effroi

lucide

du sel

ravage

les tripes

du ciel.

La métaphore

impossible

des sorcières

enchantera

la dérive

du fleuve.

Le revolver

irrespirable

des apparitions

déconcerte

les cheveux

des miroirs.

L’imagination

rebelle

des séparations

émerveille

l’escargot

des corps.

La peau

prophétique

de Dieu

hante

l’ambition

des mots.

La solution

irrécusable

du feu

dévoilera

les aventures

de l’absence.

L’érotisme

inoubliable

du mystère

fascine

le bonheur

des femmes.

Le trouble

chimérique

de l’inachevé

conjugue

l’assèchement

des couleuvres.

La vie

tyrannique

des cymbales

envoute

la fanfare

des abeilles.

L’énigme

tenace

de l’envol

retrouvera

la panique

des baisers.

Le talisman

périssable

du temps

dépeuple

la vie secrète

du cerveau.

Le fantôme

secourable

de l’amour fou

multiplie

la beauté

de la disparition.

La caresse

cannibale

de la rouille

suspend

le malheur

des souvenirs.

Idée et texte de Francis RICARD

 

LA MACHINE A MEUH 

En cours de saisie

 

LE CHEMIN 

Le chemin nous dépasse.

Le chemin est déjà derrière nous.

Nous ne sommes pas sur le chemin de l’autre.

Le chemin se lit, parfois, quand le chemin s’arrête.

Le chemin n’a pas de vitesse.

Le chemin dessine son propre chemin.

Le chemin n’est pas toujours dans le bon sens.

Il faut du temps pour accepter son chemin.

Le chemin naît de celui qui le prend.

Tout chemin commence, tout chemin finit.

Le chemin peut être immobile.

Il y a toujours un chemin dans le désert.

Le même chemin ne se croise jamais avec lui-même.

On est seul sur le chemin.

Le début du chemin n’est pas toujours un chemin.

Le chemin est frère de la terre.

Si le chemin a été juste, sereine sera la fin du chemin.

Le chemin ne tourne que pour continuer d’exister.

Malgré la nuit, le chemin existe.

On ne peut traverser plusieurs chemins, on n’en suit qu’un seul.

Le chemin qui monte finit toujours par descendre.

Le chemin ne se rend pas toujours compte du paysage.

Pleurer c’est voir le chemin.

Le chemin choisit à la place de celui qui hésite.

Les chemins fleuris sont quelquefois difficiles.

Le ciel pèse sur le chemin.

Le chemin ne connaît pas sa longueur.

Le chemin ne revient pas en arrière.

On ne sait jamais tout de son chemin.

Le poids du chemin dépend de sa profondeur.

Les chemins ne se perdent pas.

Nous sommes tous aveugles sur le chemin.

La mort est parfois au milieu du chemin.

Le chemin n’attend pas.

Les chemins ne meurent que d’oubli.

Les chemins qui se trompent sont des chemins qui avancent.

Rire en chemin.

Le vent ne déplace pas le chemin.

Il faut affronter le chemin devenu étroit.

Apprends à nager si le chemin s’enlise.

La beauté du chemin est parfois souterraine.

Celui qui bifurque ne change pas toujours de chemin.

On ne rejoint pas le chemin.

Prends patience sur le chemin qui serpente.

Les chemins de silences valent les chemins de paroles.

Être chemin et mourir en route.

On ne montre que son propre chemin.

On ne mesure pas le chemin des autres.

Le chemin ne retient pas le marcheur.

Le chemin nous regarde quand on ne le voit plus.

Le chemin n’a pas d’exil.

Le chemin passe toujours par le fond du puits.

Les murs sont des chemins verticaux.

Le chemin ne s’abandonne qu’à lui-même.

Parfois d’un coup d’œil, le chemin apparaît tout entier.

En chemin circule.

La peur du fossé appartient au chemin.

Le chemin se nourrit de ce qui chemine.

Le crépuscule est déjà en chemin.

On fait le chemin, le chemin nous fait.

Lune et soleil sont les lampes du chemin.

Des chemins éclairent le chemin qui tâtonne.

Il n’y a pas de chemin au-dessus du chemin.

Il faut accepter le chemin qui sépare le paysage.

Les chemins bâtissent les hommes.

Il ne faut pas perdre de vue l’évidence du chemin.

Le chemin n’a pas le choix.

On finit selon le poids de son chemin.

Les pluies rendent le chemin plus solide.

Les chemins de traverse sont aussi des chemins.

Le chemin ne mène nulle part.

De temps en temps, balaie le chemin.

A la fin du chemin, ne compte pas que les ornières.

Les chemins ne sont pas tous praticables.

Les mauvais chemins font parfois les bonnes auberges.

Humble doit être celui qui montre le chemin.

Raconter le chemin.

Quand le chemin fatigue, regarde le chemin parcouru.

N’oublie pas l’oiseau en chemin.

Aucun chemin n’est inutile.

C’est la somme des chemins qui couvre l’horizon.

Chanter le chemin le rend moins pénible.

Courir sur le chemin ne change pas sa durée.

L’escargot connaît la largeur du chemin.

La multitude descend le chemin.

Ne perds pas ton chemin dans la cohue.

On ne ressuscite pas en chemin.

Le désespoir est un chemin arrêté.

Pour avancer, il faut éviter de trop labourer le chemin.

Le bon chemin n’est pas toujours équitable.

Raccourcir le chemin ne le rend pas plus beau.

L’homme qui dort a le chemin oisif.

Vieillir c’est désherber le chemin.

L’arbre est complice du chemin.

Le chemin délivre de l’errance.

On ne sème qu’au bord du chemin.

Les dieux n’ont pas de chemin.

On n’est victime que du chaos de son chemin.

On s’éveille sur un chemin neuf.

Le chemin ne finit pas quand il s’arrête.

Texte de Bruno RUIZ

 

ÉTUDE POUR UNE BROUETTE    

Réfléchis avant de remplir ta brouette.

Si ta brouette est trop lourde fais-toi aider.

Il faut deux mains pour tracter une brouette.

Prends la brouette avec son contenu.

Ne compte pas tes brouettes.

Devant l’impossible multiplie les brouettes.

Si tu n’as plus de brouette, sers-toi de tes mains.

Ne transporte que ce que peut contenir ta brouette.

Ne méprise pas la brouette renversée.

Avant d’agir, fais le tour de ta brouette.

Si ta brouette crève trop souvent, mets-lui des pneus pleins.

Ne t’endors pas sur ta brouette.

N’aie pas honte de ta brouette.

Si tu veux une bonne brouette, met-y le prix.

N’abandonne pas ta brouette, même si elle rouille.

Avant de la changer, répare te brouette.

La qualité de la brouette ne dépend pas de sa couleur.

Les brouettes qui avancent, valent les brouettes qui reculent.

Les brouettes n’ont pas d’état d’âme.

Si tu fatigues n’oublie pas que ta brouette aussi.

Tu n’es pas seul dans ta brouette.

On voyage rarement en brouette.

On remplit sa brouette parfois de celle des autres.

Nous n’entrerons jamais tous dans la même brouette.

Il y a des brouettes qui se perdent.

Cherche ta brouette.

Ne vide pas ta brouette n’importe où.

Résiste comme la brouette bien pleine.

C’est au bout des brancards que l’on voit le poids de la brouette.

La brouette ne dépend pas toujours de son contenu.

Si tu ne peux la pousser, tire ta brouette.

N’étouffe pas sous les brouettes vides.

Choisis ta brouette.

On a tous besoin de la brouette de quelqu’un.

Ta brouette contient l’univers, l’univers contient ta brouette.

Sois plus léger que ta brouette.

Avant de juger, vide ta brouette.

Régulièrement déplace ta brouette.

Méfie-toi de ceux qui en font des brouettes.

La brouette qui a servi à démolir est souvent celle qui servira à reconstruire.

En chantier, respecte ta brouette.

Ne désespère pas de ta brouette à moitié vide.

Ta brouette t’attend.

Les brouettes de larmes sont des brouettes profondes.

En route, ne te trompe pas de brouette.

Chacun ne tire pas la même brouette.

Si tu te sens cerné par les brouettes, pense que tu cernes peut-être celle d’un autre.

Où vont les brouettes des autres.

Prends le temps de pousser ta brouette.

Le temps est la brouette des vivants.

Quand le ciel travaille, il pleut des brouettes.

Qu’à la fin de ta vie ta brouette soit plus légère.

Si tu cherches le repos, fatigue ta brouette.

Les brouettes sont aveugles.

Chaque homme veut une brouette pour lui seul.

Charrie ce que tu veux, mais dans l’esprit de ta brouette.

Bienheureux ceux qui se contentent d’une seule brouette.

Une brouette est faite pour être vidée.

Rien n’est lourd ou léger qui ne se prouve par la brouette.

J’appelle une brouette, une brouette.

Si tu n’as rien d’autre à offrir à ta brouette, offre-lui ta fatigue.

On n’en finit jamais de remplir ou de vider sa brouette.

La brouette est le vêtement de ce qu’elle contient.

Le silence des brouettes est la leçon des inutiles.

Les brancards sont la moitié de la brouette.

Dis-moi ta force, je te dirai ta brouette.

Restons simples comme une brouette.

La brouette est à la terre ce que le cerveau est à l’idée.

Ne méprise jamais la brouette qui est en toi.

Le plus grand mépris de l’homme est d’ignorer celui qui pousse la brouette.

Mieux vaut régner sur sa brouette que servir sur un camion-benne.

Que peut une brouette face au désert ?

Il n’y a pas de limite : il n’y a que des brouettes abandonnées.

Chacun de nous est une brouette en mouvement.

Les murs finissent toujours dans des brouettes.

Tout esclave a en mains une brouette pour briser sa servitude.

Le poids d’une brouette peut changer le poids du monde.

La brouette n’épouvante que le travail qui reste à faire.

La brouette est une preuve d’intelligence.

Il n’est rien de plus triste qu’une brouette sans roue.

Ne charge ta brouette que de ce qu’elle peut porter.

La brouette est plus belle que l’ordure qu’elle transporte.

Une brouette n’est jamais inutile.

Le monde est beau quand les brouettes avancent.

Les brouettes n’ont qu’une roue..

On aime sa brouette quand on a besoin d’elle.

La vie est une brouette que l’on pousse.

Malheur aux brouettes trop lourdes !

On ne fait pas de grandes choses sans brouette.

Le travail se trouve quand la brouette se perd.

Il n’y a pas de brouette sans quelqu’un pour la pousser.

On n’est pas vieux tant qu’on peut pousser sa brouette.

Montre-moi ta brouette, je te dirai combien tu pèses.

C’est la brouette qui mène le monde, et non sa charge.

Chaque homme doit inventer sa brouette.

L’homme se découvre quand il se mesure à sa brouette.

La brouette doit appartenir à celui qui la pousse.

Il y aura toujours une brouette à pousser.

Bruno RUIZ Juin 2002

 

LE GRAND MANÈGE

ACHETEZ TOUT

ACHETEZ BIEN                      

CONSOMMEZ

CHOISISSEZ

DEPENSEZ 

ECONOMISEZ

LACHEZ TOUT

NE LACHEZ RIEN

FAITES-NOUS CONFIANCE

MEFIEZ-VOUS VOUS EN OCCUPEZ PAS

 OCCUPEZ-VOUS DE TOUT

NE CHANGEZ RIEN

CHANGEZ TOUT

FERMEZ LES YEUX

OUVREZ L’OEIL

HAUT LES MAINS

JE VEUX

JE VOUDRAIS       

OBEISSEZ

RESISTEZ

REPONSES

QUESTIONS

ON VOIT LE BOUT

C’EST ENCORE LOIN

SOLUTIONS

PROBLEMES

C’EST UNE IMAGE JUSTE

C’EST JUSTE UNE IMAGE

BALISEZ LES ALERTES

ALERTEZ LES BALISES

 ON SAIT CE QU’IL FAUT

L’AIR SE FAIT RARE

PASSAGE INTERDIT

LAISSEZ PASSER

 

Texte de Francis RICARD

NE VOUS RENDEZ PAS

ECOUTEZ-NOUS  

PRENEZ LA PAROLE

ABSTENEZ-VOUS           

 TOUT EST EN COULEUR

TOUT EST GRIS

TOUT EST DIT     

RIEN N’EST DIT

OUBLIEZ

N’OUBLIEZ SURTOUT PAS  

LE SENS DES AFFAIRES

L’AFFAIRE DU SENS

SOYEZ PATIENTS

LE TEMPS PRESSE

DESHABILLEZ-VOUS

ALLEZ-VOUS RHABILLER

MANGEZ BUVEZ MOINS

ON A FAIM ET SOIF

LE SENS DE LA VISITE

LA VISITE DU SENS

RETENEZ-VOUS

OSEZ PLUS

TOURNEZ A DROITE

TOURNEZ A GAUCHE

OU ALLEZ-VOUS

D’OU VENEZ-VOUS

DEMAIN

AUJOURD’HUI

ÇA N’A AUCUN SENS

LE NON-SENS A DU SENS

LA PORTE EST OUVERTE

ON ATTEND QUOI

SUIVEZ LE SENS UNIQUE

ATTENTION CUL-DE-SAC

ENTREZ

COMMENT SORTIR DE LA

 


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